dimanche 23 août 2026

Face à face ...

          Bonjour , 

C'est dans une clairière fraîchement broyée , qu'une bonne quinzaine de marcassins de tous âges , aux pelages rayés fouillent le sol sous bonne escorte de trois ou quatre laies occupées à retourner les mottes à coups de groins !

 La forêt est calme, l'atmosphère est paisible , presque bucolique , seuls quelques grognements étouffés rythme cette tribu .

 Je viens de les apercevoir , je retiens mon souffle pour ne pas troubler ce tableau sauvage et si rare à observer .

C'est un vrai privilège encore une fois , de contempler de si longues minutes cette compagnie de "cochons" entrain de prendre leur repas en famille , loin de toute agitation humaine !

 Mais on le sait , cette quiétude peut vite basculer .

Le vent qui était en ma faveur , risque de désormais tourner , transportant mon odeur d'où l'importance d'éviter tout parfum sur soi lors de ces balades .


 
Elle est là , cette masse sombre et imposante qui se fige soudainement : la matriarche !

Une belle colosse , aux poils rudes , grisonnant certainement de s'être roulée dans la poussière .

La femelle dominante relève son groin , humant l'air ambiant avec précision ; les oreilles en alertes .


 

Ses yeux sombres se sont accrochés aux miens , et je ressens comme une sensation d'intimidation qui me parcours tout le corps.

Je sais que je ne doit pas bouger ... je suis repérée .

La mère suprême émet un souffle court et violent par les naseaux , comme un  "pffff" sec qui agit aussitôt comme un signal d'alerte à ne pas discuter .

En une fraction de secondes , les rayés ont interrompus leurs jeux et c'est la fuite en avant .


La tension est palpable et la quiétude , le côté serein de cette tribu vient de voler en éclat .


La matriarche , elle , ne rend pas les armes tout de suite , elle fait trois pas lourds dans ma direction , la tête basse , cherchant toujours à enregistrer mon odeur , comme mesurant son ennemi .

Chaque muscle de son corps se tend ...

Pas de méchanceté à proprement dit , non , juste un instinct protecteur , une autorité sur sa tribu et le fait de vouloir protéger son territoire .

Je ne bouge pas , je maitrise comme je le peux ma peur. 

Je reste immobile , acceptant juste mon rôle de simple spectateur qui a été démasqué et qui doit faire profil bas devant cette bête sauvage qui peut devenir dangereuse .

Je vais tacher de régler le problème de la vidéo d'ici ce soir
 

Finalement , la matriarche me jugera comme inoffensif mais pas à ma place si prés des siens .

 La laie fait demi-tour , et lance  un second grognement autoritaire à sa troupe .

En un éclair , la famille s'enfonce sous le couvert sombre des fourrés me laissant seule dans cette prairie devenue silencieuse .

                                 Belle fin de weekend à vous tous 😊

jeudi 20 août 2026

Prendre le temps d'écouter ...

        Bonjour ,


Partir en balade et savoir se taire !

Les feuilles au sol craquent et il règne une odeur de sous bois .

Le murmure du ruisseau serpente sous la voûte des arbres .


Chaque craquement de branche raconte son histoire .

Un pigeon se pose pour reprendre son souffle à la cime du vieux chêne , l'épervier pousse son cri striant qui déchire le silence rappelant la dureté de la vie sauvage  .

La nature ne cherche pas à plaire , elle est brute , indomptable .

Moi , je reste là , immobile durant de longues minutes , voir durant de longues heures avec Roxy .


Les heures glissent et j'accepte d'être un spectateur discret , juste de passage à admirer les secrets que l'on m'offre sans contre partie .

Lorsque je lance les croquettes , Roxy est à l'affût comme elle le ferait pour une souris ...



Bientôt , la lumière va décliner mais rien ne presse .

En mode camouflage !

Prenez le temps de vous asseoir un jour sous un arbre , acceptez de ralentir , de suspendre le temps ...

La forêt ne fait aucun bruit inutile , elle est apaisante .

                                          Tout est caresse...


 

Un calme profond va vous envahir et vous découvrez la valeur du silence !



lundi 17 août 2026

Mettre les outils au placard et attendre ...

        Bonjour , 

Le ciel est bleu , comme délavé par des semaines de sécheresse , oubliant le souvenir des nuages de pluies .

Dans les champs , la terre est grillée et les grosses sont dans les étables .

Tout est sec et les racines s'accrochent à leur sol désespérement en attendant une bonne pluie . ( quelques millimètres de temps en temps comme ce 16 aout avec 0.5 ml ) 

 


 Les grenouilles se sont tues , enfouies sous la vase toute craquelée des cours d'eau à sec .

Ces jeunes canards ne savent pas encore volés alors pour échapper aux prédateurs , ils ont plusieurs solutions :

- se cacher sous les herbes des rivages .

- Essayer de prendre un envol au cas ou cela marcherait .

- Plonger sous la surface de l'eau de longues secondes et ressortir un peu plus loin pour tromper l'ennemi .
 


Les oiseaux ont déserté la canopée des arbres , se réfugiant sous le feuillage des haies .

Pas facile d'être un Charly avec une grosse toison bien fournie !

Maguy n'est pas bien courageuse et reste couchée la langue pendante et l'oeil morne .

 Les volets de la maison sont fermés comme dans un refuge calfeutré .


La nuit , la chaleur reste dans les murs comme accroché aux pierres de cette vieille bâtisse de 1900 .

On guette en vain l'horizon , le grondement salvateur d'un orage qui refuse de passer par là !


On ressent la fatigue de cette terre usée , qui nous donne un vrai signal d'alerte qui se répète de + en + chaque année .



 Le jardin attend impatiemment que le ciel se décide à pleurer ...

Seule , Doudou et Vicky trouvent encore la force de se chamailler !

                              - Allons , restons calme , il y a bien plus grave dans la vie 😉

                                A bientôt ...😊

Cette jeune chevrette n'est pas en grande forme , son cou est très maigre et ses flancs sont creux mais c'est aussi ça la vie de la forêt !
Un tout jeune "Bambi" 
Ragondin bébé sur sa branche immergée 

Maman chevreuil